Hanami
Réalisation : Denise Fernandes
Casting : Sanaya Andrade, Alice Da Luz, Dailma Mendes
Type de film : Fiction
Pays : Portugal, Suisse, Cap-Vert
Année : 2024
Durée : 96 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 08/07/2026
Dès le début de ce magnifique conte, nous voilà plongés dans la beauté discrète d’une île volcanique, au large du Sénégal, dans l’archipel du Cap-Vert : Nia porte en elle l’enfant de son bien aimé mari. Ils vivent presque d’amour et d’eau fraîche dans une maison ouverte aux quatre vents, au bord de l’océan, jusqu’au moment où son homme disparaît. Nia poussée par une fièvre mystérieuse, décide alors de partir, ailleurs, seule, confiant son enfant, Nana, aux bras accueillant de toutes ces femmes formant communauté sur cette île mystérieuse. C’est un acte qui révèle tout l’amour, le soin et l’énergie féminine qui va entourer cette petite pendant son enfance, même si elle est loin de sa mère, et pas seulement celui de ces femmes, Nana est adoptée par l’île elle-même.
À partir de là, au rythme d’une houle qui part et revient, jamais tout à fait identique, drainant avec elle son lot de pertes et de découvertes, métaphore élégante de ces mouvements migratoires qui poussent les cap-verdiens à quitter leur île, pendant que d’autres y ancrent leur vie, nous allons voyager dans ces décors naturels, ces terres noires et souvent désertes, et suivre Nana à différentes étapes de sa vie, jusqu’à la fièvre qui se saisit d’elle à son tour, puis le retour de sa mère, le va et vient des cousins.
Hanami, c’est une coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier lorsque, à partir de fin mars ou début avril, elles entrent en pleine floraison. Ici, au Cap Vert, c’est l’art de prendre le temps d’apprécier l’éphémère, celui qui nourrit les imaginaires et soigne les fièvres mystérieuses…
Avec Hanami, Denise Fernandes signe un premier long métrage d’une remarquable maîtrise esthétique. Loin des récits explicatifs ou psychologisants, la réalisatrice privilégie une approche sensorielle qui fait du paysage, des corps et du temps les véritables moteurs de la narration. Le film se déploie autant comme une histoire que comme une expérience perceptive, construite autour de la présence physique de l’île de Fogo, au Cap-Vert. Un bijou dans son écrin !



