vendredi 23 octobre 2026 à 21:00
De 21h jusqu’au petit matin blême… Tarif unique : 25 € (ou 5 tickets Yoot), Préventes au guichet du cinéma à partir du 1er octobre.
Nobles gens et gentes dames, parez-vous de vos plus cauchemardesques déguisements, maquillages et autres cosplays… Et retrouvons-nous- en cette douce nuit d’horreur pour l’incontournable Nuit en Enfer du Cinemed ! Tout au long de la soirée, les membres de la secte Oblik vous accompagneront dans un tourbillon d’images délirantes. Monstres de tout poil, psychopathes aux multiples névroses et zombies à différents stades de putréfaction seront indissociables des indispensables cafés et sucreries qui vous entraîneront jusqu’au bout de cette nuit de cauchemar. Et cette année, si tu viens déguisé·e, Oblik t’offre un cadeau ! Soirée en partenariat avec l’association Oblik, le site Culturopoing, Artus Films et Ecstasy of films.
PROGRAMME INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS : RÉÉDITIONS, INÉDITS, AVANT-PREMIÈRES, CONCOURS DE DÉGUISEMENTS… Toute la nuit, buffet participatif : NOUS COMPTONS SUR VOUS POUR LE SOLIDE (votre survie en dépend) ! Sucré, salé, faites-vous et faites-nous plaisir : rien que du beau, du bon, fait main (et, si possible, pré-découpé) et à partager au clair de lune entre les séances. Le cinéma offre thé, café et diverses boissons fraîches ainsi que, pour les plus courageux, les croissants au petit matin (blême). Cette année on débute la soirée en présence d’un invité, Jérôme Pottier, président des Films de la Gorgone, rédacteur en chef de Culture Prohibée et de Prime Cut, chroniqueur pour diverses revues et fanzines, programmateur d’un ciné-club, qui viendra présenter son ouvrage, consacré au giallo, Jaune comme le sang – Le giallo un genre (?) qui en savait trop – Volume 1 (1929-1969). Vous pourrez vous procurer l’ouvrage et le faire signer par son auteur tout au long de la soirée !
LA NUIT EN ENFER
TORSO
De Sergio MARTINO
Italie, 1973, 1h35, VOSTF
Avec Suzy Kendall, Tina Aumont,
Luc Merenda, John Richardson…
À Pérouse, Jane, une Américaine, étudie l’histoire de la peinture italienne, passionnée par les cours d’un spécialiste de l’art de la Renaissance. Jusqu’au jour où une série de crimes sadiques perturbe la tranquillité du campus. Jane et ses amies décident de s’exiler dans une maison de campagne. Mais le tueur rôde toujours.
Avec une redoutable efficacité, Sergio Martino et son scénariste Ernesto Gastaldi mettent en place une intrigue prenante qui réinvestit tous les tropes identifiables du giallo : trauma de l’enfance, érotisme associé à une violence très graphique, whodunit multipliant les fausses pistes et les coupables potentiels. Spécialiste du genre, Sergio Martino renouvelle le giallo par sa mise en scène tranchante et ses meurtres brutaux, anticipant de quelques années le slasher américain. La tension atteint son apogée dans une dernière partie terrifiante, véritable jeu du chat et de la souris entre le tueur et ses victimes potentielles.
HOPE (AVANT-PREMIÈRE)
De NA Hong-jin
Corée du Sud 2026 2h30 VOSTF
avec Jung-Min Hwang, In-sung Zo,
Jung Ho-Yeon, Michael Fassbender,
Alicia Vikander…
C’est le gros morceau de la soirée, le film qui a fait trembler les murs du palais du Festival de Cannes et qui débarque en avant-première pour la Nuit en Enfer. Nouveau film de l’incontournable Na Hong-Jin (The Chaser, The Murderer, The Strangers) qui revient après 10 ans d’absence avec un magnum opus monstrueux. On y suit les secours et les habitants de la ville de Hope, qui soudainement coupés du reste du monde doivent faire face à une mystérieuse créature qui ravage la ville. Tandis que certains tentent de protéger le village, d’autres s’aventurent dans la montagne… mais deviennent à leur tour des
proies.
On ne va pas trop vous en dire, mais le mélange des tons et des genres que propose Hope est des plus revigorants. Porté par une mise en scène à couper le souffle, piochant autant dans l’horreur, le western, l’actioner bourrin et la science-fiction, le film ne ménage aucun répit à ses spectateurs. Hope est un film protéiforme, une surenchère d’action rarement égalée qui s’impose d’ores et déjà comme un film culte.
THE HOLY BOY
De Paolo STRIPPOLI
Italie, 2025, 2h02 VOSTF
Avec Michele Riondino, Romana
Maggiora Vergano, Roberto Citran…
Sergio Rossetti, un enseignant hanté par son passé, est muté à Remis, un petit village de montagne. Il est accueilli comme un prince par des habitants étrangement bienveillants. Mais l’apparente quiétude de cette « vallée des sourires » cache un étrange secret : chaque semaine, les habitants se rassemblent autour de Matteo, un adolescent que l’on dit capable d’absorber la douleur des autres. Folk horror au récit éprouvant et aux implications émotionnelles très fortes, The Holy Boy confirme le talent de Paolo Strippoli après A Classic Horror Story et avant le très attendu La Spirale présenté il y a peu en sélection officielle à la Mostra de Venise 2026. Le soin apporté aux cadrages, la splendeur d’une photographie aux teintes brumeuses et la tranquille assurance d’un découpage à l’ancienne imposent The Holy Boy comme une œuvre fantastique essentielle, aussi effrayante que déchirante.
TUSK (INÉDIT EN SALLE)
De Kevin SMITH
USA, 2015, 1h42 VOSTF
Avec Michael Parks, Justin Long,
Haley Joel Osment et Johnny Depp…
Un célèbre podcaster américain, connu pour ses sujets farfelus, se rend au Canada pour interviewer un vieil homme totalement fas- ciné par les morses. Notre scientifique fou ayant pour but de procéder à la première fusion « homme-morse » de l’histoire de la science, leur rencontre va très vite dégénérer… Pour ceux qui ne le connaissent pas, Kevin Smith est le réalisateur d’une tripotée de comédies cultes (Clerks, Les Glandeurs, Jay et Bob contre-attaquent…) toutes basées sur un même univers fait de geeks en désamour, de dealers loufoques et de toutes sortes de marginaux aux cerveaux (dé)construits par la pop culture. Alors que son aura de faiseur de comédies pour nerds est bien entérinée, il annonce en 2011 la sortie de Red State un thriller horrifique qui s’intéresse à une secte particulièrement morbide. Volontairement très éloigné de ses films précédents Red State surprend, et annonce une trilogie horrifique qui se poursuit peu de temps après avec Tusk. Mais avec Tusk l’humour de Kevin Smith reprend un peu le dessus et il accouche d’une sorte de Human Centipede encore plus absurde. Un délire malheureusement inédit en salle, que vous aurez cependant la chance de (re)voir dans votre Utopia !
SHAUN
OF THE DEAD
D’Edgar WRIGHT
Grande-Bretagne, 2004, 1h39 VOSTF
Avec Simon Pegg, Nick Frost,
Kate Ashfield, Dylan Moran
Shaun, vendeur sans ambition, passe son temps à traîner avec son meilleur ami Ed dans leur pub préféré, le Winchester. Épuisée par son comportement infantile, sa petite amie décide de rompre. Après une soirée bien arrosée, Shaun décide de reprendre sa vie en main. Mais au même moment, une armée de zombies déferle sur Londres. Autant parodie que relecture sincère du film de zombies, genre aujourd’hui usé jusqu’à la corde, Shaun of the Dead n’a pas volé son statut de film culte et générationnel. Plus de vingt ans après sa réalisation, il n’a rien perdu de son humour et de son panache. Drôle, émouvant et gore, le film d’Edgar Wright procure une euphorie instantanée grâce à sa capacité à articuler des genres a priori irréconciliables : horreur graphique, chronique sociale très british et comédie loufoque. Le tandem Simon Pegg/ Nick Frost est irrésistible.











