Bouchra

Réalisation : Orian Barki, Meriem Bennani
Casting : Yto Barrada, Meriem Bennani, Dounia Berrada
Scénario : Orian Barki, Meriem Bennani
Récompenses : Grand prix compétition internationale, Festival International du Film Indépendant de Bordeaux 2025

Musique de Zsela et Flavien Berger

Type de film : Animation, Fiction
Pays : Italie, Maroc, USA
Année : 2025
Durée : 83 mn
Version : VOST

Formellement inventif, d’une grande force sensuelle et mélancolique, Bouchra explore les souvenirs d’un coming out à la lumière d’une relation mère-fille, dans un univers d’animaux anthropomorphes…

Bouchra a peur de l’ascenseur. Et si on imagine qu’en plus elle est en appel WhatsApp avec sa mère, l’une à New York, l’autre à Casablanca, au moment de monter dans cette machine infernale, on a une idée de son niveau de stress. Car un appel à la mère n’est jamais neutre : prendre des nouvelles, en donner, éviter les sujets qui fâchent et les silences trop longs, parler d’autre chose. Raccrocher, souffler, jusqu’au prochain coup de fil. C’est à partir de cette situation universelle que Meriem Bennani et Orian Barki, duo de réalisatrices installées à Brooklyn, tissent le fil d’une histoire qui a pour héroïne une jeune coyote (ou chacal ?) lesbienne. Pour la raconter, elles ont fait le choix de l’animation et de donner vie à tout un monde de personnages à tête animale dans une réalité en tout point semblable à la nôtre.

Ainsi, Bouchra fait sa vie loin de son pays natal, blouson de cuir sur le dos, portable en main pour écouter son émission de radio marocaine favorite, virées dans les bars pour retrouver, notamment, une ex-girlfriend toxique et irrésistible (une vachette à la voix de velours). Dans le même temps, elle sèche sur l’écriture d’un film qui implique de raconter son coming out et la façon dont sa mère l’a reçu, par une missive envoyée de New York et qui a creusé une distance plus temporelle que géographique – neuf ans ont passé depuis la lettre d’aveu.

Si Bouchra est tramé de diverses couches de réalité, il embrasse aussi esthétiquement une complexité orfévrée, faisant de chaque plan une splendeur de textures et de lumières entrelacées… (Laura Tuillier, Libération)

D’autres films à l’affiche

France, Suisse, Rwanda – 2024
85mn
France – 2025
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France – 2026
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