jeudi 06 août 2026 à 19:00
présentée par Hadrien Fontanaud, membre de l’équipe du ciné club Jean Vigo, enseignant chercheur à l’université Paul Valéry et auteur d’une thèse consacrée à David Lean.
Lawrence d’Arabie
Réalisation : David Lean
Casting : Peter O’Toole, Alec Guiness, Omar Sharif, Anthony Quinn, José Ferrer, Claude Rains
Scénario : Robert Bolt, Michael Wilson
D’après Les Sept piliers de la sagesse de T.E. Lawrence – Version restaurée 4 K
Type de film : Fiction
Pays : GB
Année : 1962
Durée : 225 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 15/03/1963
Tourné dans la foulée du succès critique et public du Pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie est sans doute le chef-d’œuvre de David Lean, couronné par 7 Oscar en 1963 – dont Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleure photographie, de fait somptueuse, signée Freddie Young.
« Lean, loin d’être un cinéaste révolutionnaire, critique pourtant la tradition militaire et l’empire colonial anglais dans ses deux films les plus célèbres, deux grandes réussites qui sont aussi le portrait de deux grands obsessionnels, à la limite de la pathologie, Le Pont de la rivière Kwaï et surtout Lawrence d’Arabie, qui s’inspire librement des Sept Piliers de la sagesse, vaste récit autobiographique publié en 1926 dans lequel T. E. Lawrence raconte ses aventures. Le film de Lean en retrace les épisodes majeurs, en prenant une certaine distance avec Lawrence.
« En 1916, le jeune officier britannique T. E. Lawrence est chargé d’enquêter sur les révoltes des Bédouins contre l’occupant turc. Celui qu’on appellera plus tard “Lawrence d’Arabie” se range alors du côté des insurgés et, dans les dunes éternelles du désert, organise une guérilla. Il mène la libération de Damas et devient l’un des principaux artisans de l’unité arabe. Personnage brillant mais controversé, il va mener des batailles aux côtés de ses alliés et changer la face d’un empire.
Ce chef-d’œuvre dresse le portrait d’un personnage ambigu à tous points de vue – militaire, politique, sexuel – loin des héros de films d’aventures classiques…
« Consacrer une superproduction à un personnage trouble et peu sympathique sans rien dissimuler de ses faiblesses, de son masochisme et de son exhibitionnisme n’est pas la moindre des audaces de Lawrence d’Arabie, épopée de l’échec, histoire d’un Anglais phobique obsédé par la pureté qui aimait le désert “parce que c’est propre”. » (O. Père, arte.tv)

