Pilleurs de terre
Réalisation : Fanny Escobar
Scénario : Fanny Escobar
Type de film : Documentaire
Pays : Cambodge, Cameroun
Année : 2025
Durée : 75 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 14/01/2026
Dimanche 18 octobre à 11:00 à Montpellier.
Dans le cadre du festival Alimenterre et la Fête du sol vivant, proposée par les associations Terre de Liens, Terracoopa et Compostons, séance unique suivie d’un échange en salle puis d’un brunch partagé sur la terrasse (vous amenez de quoi grignoter et nous fournissons les boissons)
Voir l’événement
Suivant les traces laissées par des multinationales sur leurs chaînes d’approvisionnement, le film révèle l’onde de choc d’un système qui dépossède et fragilise des communautés entières. Il donne la parole aux peuples autochtones Bunongs du Cambodge, aux communautés Bagyelis du Cameroun, et à de nombreuses familles rurales prises au piège d’un système extractif mondial. À travers leurs voix, leurs chants, leurs forêts et leurs luttes, il met en lumière les violences structurelles associées aux accaparements de terre. Premier documentaire à relier, dans une même narration, les enjeux du devoir de vigilance (aujourd’hui plus que jamais d’actualité sur la scène européenne), les résistances autochtones, et les conséquences globales de l’accaparement de terres sur notre rapport au vivant, Pilleurs de terre révèle les zones d’ombre d’un procès historique, porté par les membres de communautés autochtones contre le groupe français Bolloré.
À mi-chemin entre le film d’investigation et le carnet de voyage poétique, l’œuvre propose un regard incarné où les premiers concernés sont mis au centre : une immersion sensible au cœur de communautés qui, malgré les pressions, défendent encore leur terre, leur mémoire et leur identité.
« Je n’ai pas fait ce film pour défendre une thèse, mais pour porter une parole qui m’a été confiée. Les personnes que l’on voit ne se battent pas pour avoir plus, mais pour continuer à être ce qu’elles sont. Pour préserver un lien avec leurs ancêtres, leurs enfants, leur territoire, leur manière d’habiter le monde. Ce film parle de terres, mais surtout de relations, de mémoires, de transmissions. Il parle de ce qui se fracture quand on arrache un sol : un tissu social, une identité, une façon de vivre ensemble. Ce que je cherche, ce n’est pas à convaincre, mais à ouvrir un espace de réflexion collective. À rappeler que ces luttes ne sont pas lointaines : elles interrogent directement nos modèles économiques, notre rapport au pouvoir, et notre capacité à faire commun ». (Fanny Paloma Escobar)



