Le Cuirassé Potemkine

Réalisation : Serguei Mikhaïlovitch Eisenstein
Casting : Alexandre Antonov, Vladimir G. Barsky, Grigori Alexandrov, Mikhaïl Gomorov, les marins de la flotte de la Baltique et de la Mer Noire, les habitants d’Odessa
Scénario : S.M. Eisenstein, Nina Agadjanova

Musique originelle d’Edmund Meisel

Type de film : Fiction, Muet
Pays : URSS
Année : 1925
Durée : 94 mn
Version : VOST

Mercredi 22 juillet
18:40
Jeudi 23 juillet
20:30
Vendredi 24 juillet
14:20
Samedi 25 juillet
17:00
Dimanche 26 juillet
13:20
Lundi 27 juillet
19:10
Mardi 28 juillet
14:30
Mercredi 29 juillet
12:30
Jeudi 30 juillet
18:40
Vendredi 31 juillet
21:55
Lundi 03 août
18:00
Mardi 04 août
14:10
Mercredi 05 août
12:15
Vendredi 07 août
16:50
Samedi 08 août
13:20
Lundi 10 août
13:40
Mardi 11 août
16:30
Du 22/07/2026 au 11/08/2026 – Prochaines séances

Tourné en 1925 pour célébrer le vingtième anniversaire de la révolution russe, Le Cuirassé Potemkine fit à l’époque l’effet d’un séisme esthétique, chamboulant la grammaire cinématographique par son montage novateur, sa puissance d’expression et l’intensité émotionnelle de ses scènes clés (la plus célèbre étant sans doute celle du massacre sur les escaliers d’Odessa).

Le film raconte un épisode de la révolution russe en 1905. Les matelots mènent une vie lamentable : ils sont maltraités par les quartiers-maîtres, qui déchargent sur eux leur rancœur contre les officiers. L’un des marins, Vakulincuk, incite ses camarades à se révolter. Le 14 Juin au matin, on veut leur faire manger de la viande avariée, que le médecin du bord lui-même prétend comestible. Les matelots ayant refusé, le commandant ordonne qu’on tire sur un groupe de mécontents, mais la garde refuse. L’équipage se mutine, et jette les officiers par-dessus bord…

« C’est un lieu commun aujourd’hui de dire que Le Cuirassé Potemkine est l’un des dix ou douze chefs d’œuvre dont puisse s’enorgueillir l’art cinématographique, un lieu commun aussi de dire que cette œuvre affirma de façon éclatante l’intrusion de l’élément social dans l’art du film, celui-ci trouvant, dans l’authenticité des faits, la vérité humaine qui jusqu’alors lui faisait défaut.

« Avec Eisenstein et son Potemkine apparaissent pour la première fois à l’écran les qualités primordiales du cinéma soviétique, qui expliquent sa place et l’influence qu’il exerce : le dynamisme irrésistible, l’utilisation au maximum de l’expression la plus directe, le retour aux éléments de nature, l’abandon volontaire et délibéré de la vedette, l’expression puissante du groupe, de la collectivité, du mouvement de foule, le désir de rendre par l’image une âme collective. » (Jean Mitry, Image et Son, juin 1956)

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