Le Bon, la brute et le truand
Il Buono, il brutto, il cattivo
Réalisation : Sergio Leone
Casting : Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Eli Wallach, Aldo Giuffre, Rada Rassimov
Scénario : Sergio Leone, Luciano Vincenzoni
Type de film : Fiction
Pays : Italie
Année : 1966
Durée : 180 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 08/03/1968
Le Bon, la brute et le truand est le troisième volet de la non officielle « Trilogie du dollar » et le premier très grand film de Sergio Leone – viendront ensuite les immenses Il était une fois dans l’Ouest (1968) et Il était une fois en Amérique (1984). On ne s’adresse évidemment pas à toutes celles et tous ceux qui sont allergiques au style du maestro italien, à ses partis pris de mise en scène (gros plans bizarres, exagération lyrique, dilatation du temps et de l’espace, exacerbation ponctuelle de la violence…), et qui considèrent que la sauce spaghetti a tué le vrai western…
Mais si vous ne faites pas partie de ces indécrottables réfractaires, ne vous privez surtout pas du plaisir de voir ou revoir au cinéma, dans une magnifique version restaurée, cette épopée picaresque jubilatoire, d’une ampleur folle, d’une drôlerie vacharde, emmenée par un Clint Eastwood au sommet de son flegme, qui tournait pour la dernière fois sous la direction de Leone, avant de bâtir aux États-Unis la carrière que l’on sait.
Deux mots de l’intrigue : Blondin (Eastwood, le bon) et Tuco (Wallach, le truand) ont mis au point une combine juteuse. Le premier livre le second, recherché dans tous les états, à un shérif local, touche la prime et, au moment de l’inévitable pendaison, coupe la corde d’un coup de fusil bien ajusté. Surprise et confusion s’ensuivent, et les deux lascars filent ensemble recommencer ailleurs.
L’association va tourner court lorsqu’ils apprennent l’existence d’un magot de 200 000 dollars-or volé à l’armée sudiste et enterré dans un des nombreux cimetières qui jalonnent les routes de la Guerre de Sécession. À partir de là c’est chacun pour soi, et course au trésor à trois, car un autre lascar s’en mêle, le redoutable Sentenza (Lee Van Cleef, la brute)…



